Les ateliers
ATELIER 1
Michèle Altmeyer Membre de la Fraternité franciscaine, et en son sein, membre du Groupe Sainte Thérèse
La place de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus dans l’enseignement du Père Marie-Joseph
Dans cet atelier, nous considérerons comment celle que le Pape Pie XI a appelée « l’étoile de mon pontificat » et que saint Jean-Paul II a déclarée Docteur de l’Église, a enflammé dès 1925 le cœur tout franciscain du jeune Frère Marie-Joseph.
1er partie de l'atelier
2ème partie de l'atelier
ATELIER 2
Père Vincent Meyer Prêtre depuis plus de 25 ans, membre de l’Ordre Franciscain Séculier depuis plus de 30 ans. Il a connu le père Marie-Joseph Gerber alors qu’il participait aux rencontres de la Jeunesse Franciscaine entre 1980 et 1995, année de son ordination pour le diocèse de Metz.
Ce que le Père Marie-Joseph nous a transmis sur saint François
« François est un don précieux, insigne, que le Christ a fait à son Église, au 13ème siècle et pour tous les temps. Le nôtre aussi ».
« Il importe de bien considérer le dessein d’amour particulier, le projet que le Seigneur
avait sur lui (saint François) et entendait accomplir par lui… »
Ces citations montrent combien le Père Marie-Joseph était profondément conscient de l’importance de la mission de saint François pour l’Église et le monde d’aujourd’hui. Cet atelier a pour but de présenter quelques-uns de ses points d’insistance lorsqu’il parlait de saint François, de son charisme, de sa spiritualité.
P. Marie-Joseph et Saint François
ATELIER 3
Isabelle Chaumont Membre de la Fraternité franciscaine, et en son sein, membre du
Groupe Sainte Thérèse
Classe de chants avec Thérèse et François
Durant cet atelier nous aurons la joie d’apprendre des chants sur des paroles de Ste Thérèse ou de St François. La « Jeunesse franciscaine » sera le pilier de ce moment. Nous aurons même la surprise d’apprendre le nouveau chant de frère Jean Baptiste mêlant des paroles, et de François, et de Claire … : « Ne désirons rien d’autre… ». REFRAIN : « Ne désirons rien d’autre que notre seul vrai Dieu, je désire t’aimer Jésus et te faire aimer ».
ATELIER 4
Joël Lanno Membre de la Fraternité franciscaine, marié et père de famille
Comment faire connaître le Père Marie-Joseph ?
Dans cet atelier, Joël Lanno désire créer une dynamique de groupe pour réfléchir sur une présentation efficace et concise du père Marie-Joseph, en faisant un tour d’horizon des supports déjà disponibles et dans le but d’imaginer pour chacun une action simple de diffusion du message du PMJ adaptée (paroisse, école, rencontre de fraternité, groupe de prière, événement…). L’objectif est de repartir avec une phrase claire, un support, un geste concret pour faire rayonner la figure du Père Marie-Joseph Gerber autour de nous.
ATELIER 5
Accueil des reliques
Un temps de prière et de méditation est proposé dans la chapelle, afin de pouvoir se recueillir plus longuement autour de la relique du manteau de saint François et des reliques de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.
La conférence du samedi
Après le goûter, la conférence donnée par le Père Loys de Saint Chamas, intitulée « La révolution de la petite voie », a d’abord replacé Thérèse dans son contexte historique
: celui d’un monde en pleine révolution industrielle. Le chemin de fer se déployait
à grande vitesse, et Thérèse ellemême a voyagé en train jusqu’à Rome, un déplacement impossible pour la génération précédente. Pourtant, de tout ce progrès technique, elle ne dit presque rien. Une seule référence notable : celle de l’ascenseur, qu’elle évoque comme image pour monter vers Dieu. Ce silence de Thérèse face à la modernité est en
lui-même révélateur : la petite voie n’est pas une adaptation au monde nouveau, elle en est peut-être même une inversion.
La révolution de la petite Voie
Le coeur de cet enseignement repose sur une conviction que le Père Loys a mis en lumière à travers les écrits de Thérèse :
«Le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables.»
C’est là la clé de toute la petite voie : si un désir habite Thérèse — celui d’être sainte, d’aimer comme n’importe quel grand saint — c’est que Dieu le lui a donné. Ce n’est donc pas elle qui nourrit une ambition démesurée, mais Lui qui l’y invite. Elle n’a qu’à embrasser ce désir reçu. Malgré sa petitesse, elle peut légitimement aspirer à la sainteté. Cette logique se trouve aussi dans une autre parole :
«J’ai lu : « si quelqu’un est tout petit qu’il vienne à moi ». Alors je suis venue.»
La petite voie est ainsi une disposition au temps présent : ce qui m’est donné maintenant, dans le temps de ma vie, est le temps pour montrer à Jésus que c’est Lui
que j’espère. Le Père a également lu des extraits d’échanges épistolaires et de folios autographes de Thérèse pour illustrer ces dimensions intimes de son chemin.
La messe du samedi soir, présidée par Mgr Ballot, a prolongé cette méditation. Dans son homélie, il a notamment souligné :
« Le chemin qui mène à la sainteté est ardu, mais il se fait toujours avec la présence constante du Seigneur. »
La Veillée
La veillée a eu lieu dans la belle église Saint Clément. Elle s’est vécue en deux temps, nourris par les chants de la Jeunesse Franciscaine sur des paroles de François et Thérèse. Le premier temps, une méditation à trois voix : celle du Père Marie-Joseph éclairant cette communion entre les deux saints, celle de Thérèse et de François, se répondant sur les thèmes de l’humilité, l’abandon et la confiance, la miséricorde, l’Eucharistie, l’amour de l’Evangile et la mission. « Entre saint François et la petite Thérèse, il n’y a qu’une différence de surface, d’apparence extérieure : les deux sont animés du même esprit de simplicité et d’amour généreux. Seule la vie extérieure les différencie : par conséquent, un point assez secondaire… Une confiance totale et universelle ! » (Père Marie-Joseph, Lettre 07/11/1932) Les résonances des paroles choisies ont nourri notre prière durant l’adoration eucharistique. Lors de la deuxième partie de la veillée, chacun était invité à s’approcher des reliques des deux saints, pour déposer une intention, confier une souffrance, une difficulté, supplier pour une guérison, dire une action de grâces, demander une lumière. On pouvait recevoir une parole des deux saints à cette occasion.
L’année jubilaire de St François permettait de recevoir l’indulgence plénière, aussi le sacrement de la Réconciliation était proposé sur les bas-côtés de l’église. De nombreuses personnes de tous horizons sont venues et ont répondu à cet appel de Jésus : Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger.(Mt 11). Une veillée qui restera inscrite profondément dans les cœurs, les grâces ont été nombreuses à en entendre les témoignages… !
Durant la nuit, la relique du manteau de St François a été déposée à l’oratoire « St François » du Chemin des oiseaux à Plappeville, où il y a adoration perpétuelle. Les jeunes de la Jeunesse Franciscaine de Bitche, environ 40, se sont relayés toute la nuit par créneau, puisant les grâces nécessaires auprès du Saint qu’ils apprennent en ce moment à aimer particulièrement grâce à leur spectacle « Le Poverello », exposant les étapes de la conversion du jeune François.
Le dimanche matin
Les Laudes et l’adoration eucharistique ont permis de débuter la journée du dimanche en se tournant vers le Seigneur, avant la deuxième conférence du Père Loys, intitulée « Jésus m’a fait comprendre… ». Cette expression, qui revient comme un fil conducteur tout au long de la vie de Thérèse, dit quelque chose d’essentiel sur sa manière de recevoir la foi. Ce n’est pas elle qui comprend, qui analyse ou qui construit : c’est Jésus qui fait comprendre. Une citation en particulier a retenu l’attention :
« Il m’instruisait en secret des choses de son amour. »
On ne sait pas comment cela vient, mais cela est là. Et c’est précisément pourquoi il ne faut pas se distraire ni aller chercher ailleurs : tout se passe dans le silence. La petite voie invite à ce même mouvement intérieur — passer de ce que je pense, de ce que je reçois, à ce que Jésus fait et veut.
La Messe a été présidée par le Fr Daniel Painblanc, provincial des capucins.
Puis, de midi à 16h, les reliques sont restées exposées à la chapelle de l’établissement scolaire St Etienne/La Miséricorde, avec des personnes qui se sont relayées pour prier et pour rédiger un courrier au Bon Dieu — à l’image de la pratique épistolaire de Thérèse elle-même. Les enfants en âge primaire, les groupes d’adolescents, introduits à la démarche, ont aussi déposé leurs courriers auprès des deux grands entraineurs donnés par le Ciel, comme aime à les qualifier le Père Marie-Joseph.
L’après-midi a été consacré à une table ronde animée par Maryline Chaumont, avec le Père Laurent Pidolle, le frère Daniel Painblanc, provincial des capucins, et le Père Loys de Saint Chamas, sur le thème « François et Thérèse : similitudes et points complémentaires ». Les deux saints, l’un franciscain du XIIIe siècle et l’autre carmélite du XIXe, ont ainsi été mis en dialogue, dans leurs ressemblances comme dans leurs complémentarités spirituelles.
Le weekend s’est conclu par un temps de prière communautaire et la bénédiction finale. Les reliquaires sont repartis, sous une pluie de pétales de roses, mais les saints ne nous ont pas quittés !
Et pour conclure ce compte-rendu, un mot d’enfant. Le lendemain, en rentrant de l’école à midi, il dit à sa mère « Maman, quand je serai grand je ferai comme métier ‘reliquaire’. Comme ça je pourrai prier tout le temps près des reliques! »
« Sainte Thérèse a toujours des tours à nous jouer. »
Au carmel de Plavellie
